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    Un petit résumé : Ne JAMAIS stopper ces drogues brusquement ! Ne pas faire de sevrage avec des prises un jour sur deux ou trois (pour les victimes dépendantes). Comme tous les sevrages des drogues légales ou illégales, les sevrages aux antidépresseurs doivent être effectués très très lentement. Les diminutions ne doivent pas dépasser 10% de la dose en cours, voir 5% par palier de 15 jours à 3 semaines environ pour les personnes dépendantes. Ces diminutions peuvent encore êtres moindres en cas de difficultés ou en fin de sevrage. Les conditionnements en gouttes sont recommandés. Un arrêt maladie doit être accordé par le médecin pour toute la duré du sevrage et post sevrage si la victime en fait la demande (sinon : changer de médecin !). Bien que l'aide d'un médecin soit nécessaire, il ne faut jamais faire confiance à un médecin en matière de sevrage, pas plus qu'en matière de prescription.


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  • Deux jeunes garçons qui ont eu "la chance" de se voir offrir des échatillions gratuits de l'antidépresseurs Zoloft sont aujourd'hui en prison

    En 2003, aux États-Unis, l’industrie pharmaceutique a distribué l’équivalent de 16.4 miliards de dollars en échantillons gratuits aux médecins. Ces échantillons sont littéralement responsables de la mort d’innocents. Deux jeunes garçons qui ont eu « la chance » de se voir offrir des échantillons gratuits de l’anti-dépresseur Zoloft sont aujourd’hui en prison.

    Après une visite chez leur médecin de famille, Christopher Pittman et Zachary Schmidkunz, tous deux agés de 12 ans, sont rentrés chez eux avec un sachet d’échantillons de Zoloft, sans avoir reçu la moindre information sur les effets secondaires de cet anti-dépresseur. Sous l’influence du médicament, chacun d’entre eux à commis des meurtres et attend aujourd’hui son procès.

    Ces médicament antidépresseurs SSRI (selective serotonin reuptake inhibitor inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine) sont distribués couramment à des enfants de moins de 12 ans. Le Dr Thomas Moore, membre du Drug Safety Research group a mené une enquête sur l’utilisation des antidépresseurs chez les jeunes enfants. Les résultats montrent que, dans la période de 1998 à 2001, aux États-unis, l’utilisation de SSRI auprès d’enfants à doublé, et que dans 90% des cas les médicaments ont été prescrits en dehors de toute recommandation clinique.

    Par exemple, chez les garçons entre 6 et 12 ans, 52% des anti-dépresseurs administrés ont été prescrits pour traiter un déficit d’attention, de l’hyperactivité supposée chez l’enfant ou des troubles du comportement. Typiquement ces médicaments sont combinés avec la prise d’un antipsychotique ou d’un stimulant.

    « Il n’y a pas de preuve scientifique démontrant l’efficacité d’une telle combinaison de médicaments pour soigner les troubles du comportement, par contre il y a amplement de preuves démontrant que ces mélanges sont dangereux. » explique le Dr Moore. Et pourtant l’étude montre que 17% des enfants se voyaient administrer des médicaments n’ayant pas prouvé leur efficacité lors de tests cliniques et que 42% des enfants interrogés prenant deux anti-dépresseurs simultanément, voire plus.

    « Ce que nous constatons est que, quand le médecin voit que son traitement médicamenteux ne fonctionne pas, au lieu de l’abandonner ou d’essayer autre chose, il augmente les doses ou bien combine deux ou plusieurs médicaments. Les résultats de ces cocktails ne sont pas toujours prévisibles. »

    Ainsi, Christopher Pitman, garçon un peu turbulent, âgé de 12 ans. Perturbé par la séparation de ses parents et la perspective de devoir aller vivre chez ses grands-parents, Christopher s’était vu prescrire l’anti-dépresseur Paxil par le médecin scolaire. Arrivé chez ses parents, et n’ayant plus de pilules, il était allé voir le médecin de la famille pour en obtenir une nouvelle dose. N’ayant pas d’échantillons gratuits de Paxil sous la main, le brave médecin lui avait donné à la place un sachet de pillules Zoloft et avait écrit les instructions sur le sachet.

    48 heures après que la prise de Zoloft ait été augmentée à 200 milligrammes, Christopher prit le fusil de son grand-père, s’introduisit dans la chambre à coucher où dormaient ses grands-parents, et les assassina tous les deux, à bout portant dans leur sommeil. Ensuite il mit le feu à la maison et se mit au volant de la camionnette de son grand-père, toujours armé. Le lendemain deux chasseurs retrouvèrent le garçon de 12 ans dans une forêt tout proche. Il déambulait en hurlant des propos incohérents, parlant avec des interlocuteurs invisibles et brandissant toujours son fusil chargé.


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